Cahors ©
Cahors
Sous le pont Valentré coule le Lot et les prairies enflammées d’amoureux étourdis de baisers. Au bout du pont, une petite route file vers la campagne le long d’une sombre colline, feuillue, qui borde la rivière. À l’autre bout de ce haut pont moyenâgeux orné de trois imposantes tours, la ville. La cité cadurcienne grouille d’images et de photos passées et à venir. L’ivresse des ruelles conforte celle du vin ; on trempe les lèvres dans le breuvage vermeil et l’on goûte aux limpides secrets d’une robe pourpre et d’une cuisse divine.
C’est sur ce pont qu’il l’a embrassée pour la première fois. Elle avait posé ses hauts talons et marchait nus pieds sur les pavés. Il s’est arrêté face à elle, il l’a fixée du clair de ses yeux et a lentement dénudé ses lèvres avant d’y jouer le baiser du prélude.
Peinture de Francesco Hayez
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